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Événements du 22 mars : lancement de la journée

Publié le 16 mars 2018 Mis à jour le 16 mars 2018

Petit déjeuner ouvert à tous, lancement par le Président de l’Université, Jean-François Balaudé et les Vices-Présidentes coordinatrices de l’année thématique « Prop’Osons ». Le plasticien Ivan Messac reconstitue une oeuvre plastique murale qu'il avait créée en 1968 sur les murs de l'Université. Patrice Louis, dévoile une archive sonore exclusive du 22 mars 1969 qui retranscrit les débats des étudiants juste avant leur décision de bloquer le conseil d'administration de l'université le 22 mars 1968

Date(s)

le 22 mars 2018

de 9H30 à 11H15
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Hall du bâtiment B
Ouvert à tous

IVAN MESSAC
FRESQUE DE NANTERRE, 1969



En 1968, Ivan Messac vit à Nanterre, il fréquente le théâtre des Amandiers et le campus de la fac. Il rencontre Bernard Rancillac, Peter Klasen et Jacques Monory, des artistes du mouvement de la Figuration narrative. Il a 20 ans. Il se perçoit enfant de Bob Dylan et des Beatles, d’Arthur Rimbaud et du Surréalisme. Et on peut dire que c’est en artiste qu’il s’intéresse à la politique.

À la rentrée 68/69 il adhère au Salon de la Jeune Peinture où il rencontre Eduardo Arroyo, Gilles Aillaud, Gérard Fromanger, Pierre Buraglio, les artistes qui ont animé l’Atelier Populaire des Beaux-arts durant les événements. Bien que lié à un groupe d’étudiants de l’École des beaux-arts de Versailles, c’est à la Fac de Nanterre qu’il s’inscrit en philosophie.

C’est alors qu’il conçoit ce qui restera pour lui : « La fresque de Nanterre ». Une intervention sur un mur où s’accumulaient
affiches, slogans et graffiti. Il choisit d’y faire autre chose, autrement !


Aujourd’hui, il décrit, ou décrypte, ainsi son oeuvre : « Le couple central appartient à la génération de mes parents. Celle qui nous barrait la route, celle qu’effrayaient notre soif de liberté et l’appel de nos sens. Cette génération pour qui la guerre était un mauvais souvenir qu’elle avait choisi de nous taire. Ce couple hagard l’incarne. Il est tiraillé par des silhouettes fantomatiques qui se découpent sur fond d’actualités et de skyline urbain ». On y reconnaît l’esprit de 1968.



Aujourd’hui Ivan Messac est représenté par HDM Gallery à Londres et Pékin.
Récemment on a pu voir ses oeuvres à la Patinoire Royale de Bruxelles, au Musée du quai Branly et au Centre Pompidou à Paris. Il participe à l’exposition : Pour un musée en Palestine, qu’accueille l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 13 mai prochain.




PATRICE LOUIS
ENREGISTREMENT SONORE DU 22 MARS 1968


Passionné des mots (auteur de livres sur les expressions françaises et blogueur proustien), Patrice Louis était étudiant en histoire à Nanterre en 1968. Pur hasard, le 22 mars, il vient avec un magnétophone qui lui permet d’immortaliser la journée. Homme de son, il fait toute sa carrière de journaliste à la radio (puis à la télé et dans la presse écrite).

Parallèlement, il publie des livres sur la langue française, l’histoire de la Martinique, Aimé Césaire et sur le roi Béhanzin du Dahomey. Aujourd’hui, Patrice Louis anime un blogue sur Marcel Proust (Le fou de Proust).

Cet enregistrement de 4’15’’ capte l’effervescence du mouvement. On y perçoit la spontanéité et la tension. Il laisse une trace inédite et originale, un moment de réalité volée, du mouvement du 22 mars 1968.

Mis à jour le 16 mars 2018